Mon été dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique

Canada - Journal de bord

Publié le Sun Oct 25 23:46:44 CET 2015 par :

decouvertemonde

Baroudeur, routard

Rédacteur

Retrouvez le récit de mon formidable été passé à faire la cueillette des fruits dans la vallée de l'Okanagan en Colombie-Britannique dans l'Ouest canadien.

Mon été dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique

S’expatrier dans l’Ouest canadien pour quelques mois est le rêve que plusieurs jeunes Québécois caressent. Mon pays est grand, l’un des plus grands au monde. Partir sur ses routes et le traverser d’un océan à l’autre représente une grande aventure. L’attrait des hautes montagnes et de ses pentes enneigées à descendre en snowboard ou les randonnées dans une nature sauvages et omniprésente attirent les aventuriers de notre époque. Mais ce qui pousse les jeunes à quitter leur petit nid douillet pour partir dans l’Ouest depuis plusieurs décennies déjà est cet appel à la liberté, la possibilité de vivre à la bohème et en communauté, mais également un retour à la terre. La vallée de l’Okanagan est l’un de ces eldorados qu’on aime rejoindre le temps d’un (ou plusieurs) été.

 

 

La vallée de l’Okanagan : Un retour à la terre

 

La vallée de l’Okanagan est un petit bout de terre énormément fertile coincé entre les montagnes de la Colombie-Britannique. Jouissant de conditions idéales à la culture du sol, il y pousse à peu près de tout. Les aliments produits sont d’une grosseur et d’une saveur divines. La cueillette des cerises est ce qui amène des centaines de Québécois, sac sur le dos, chaque année dans la vallée. J’ai suivi cet itinéraire emprunté des millions de fois avant moi, pour vivre à mon tour cette expérience. Munie d’un simple billet d’autobus pour traverser le Canada, je suis revenue 5 mois plus tard avec des souvenirs et une expérience de vie incomparable.

 

L’expérience de la vallée est difficile à décrire. C’est le genre de chose que l’on doit vivre pour la comprendre. Le travail est exigeant et monotone. Mais honnêtement, j’ai adoré! Devoir se lever aux petites lueurs du jour pour faire la cueillette des fruits qui se terminera lorsque le soleil sera à son zénith a quelque chose de particulier. Ce travail physique permet de se connecter à soi-même, mais également avec la nature avec laquelle nous travaillons et vivons. Nos journées sont rythmées par son cycle et ses aléas. Le lever du soleil nous dicte le début de la récolte, alors que la grosse chaleur de mi-journée nous impose la fin. Cette dernière nous pousse ensuite sur le bord de l’un des nombreux lacs pour se rafraîchir et passer du bon temps entre copains. Le soir venu, lorsque la noirceur enveloppe le ciel et que plus rien n’est visible que la lumière de la lune et des étoiles, c’est autour d’un bon feu et avec une guitare que se termine cette journée. Nous rejoignons ensuite notre tente aux abords des arbres fruitiers pour une nuit de sommeil bien méritée.

 

 

Une liberté et le sentiment de se sentir un peu vagabond

 

Pendant ces mois, le confort, la télévision et toutes les commodités qu’on retrouve à la maison sont absentes. La nature devient notre chez soi et on finit même par se sentir un peu vagabond. Mais ce sentiment de liberté n’a aucun égal. Je me reverrai toujours sur le bord de la route, le pouce levé, pour me rendre au village acheter ma nourriture. Je me reverrai toujours rejoindre le camping au bas de la colline, ma poche de vêtements sales dans les mains, pour y faire ma lessive. Des choses si simples à accomplir habituellement qui devenaient une aventure à chaque fois. Je me rappellerai toujours de ce jour où un gars qui nous conduisait au village a mentionné vendre son van, celui-là même qui devenait le nôtre quelques heures plus tard. Je me rappellerai également le plaisir que j’avais à me lever à 5 h chaque matin (alors que je suis incapable de me lever avant 8h à la maison) pour aller cueillir des cerises. Je repense aussi encore à tous ces bons vivants, ces personnes inspirantes aimant la vie que j’ai rencontrées là-bas.

 

 

Une expérience qui laisse des souvenirs inoubliables

 

J’ai compris pourquoi la vallée de l’Okanagan et cet exode vers l’Ouest sont si populaires depuis longtemps. J’ai compris également les raisons pour lesquelles ce mode de vie est si apprécié et louangé et pourquoi ceux qui en reviennent semblent si enthousiastes. Je l’ai tellement aimé à mon tour. Je rêve d’y retourner un jour. Parmi mes milliers de projets de voyage, je sais qu’un jour je repasserai la ganse d’un seau à mon coup et que je remonterai au haut d’une échelle pour faire ce mouvement fait des milliers de fois durant cette aventure. Décrocher une cerise et entendre le « poc » qu’elle fait lorsqu’elle touche le fond du contenant. Le premier son qui symbolisait une autre belle journée qui débutait. Et je sais que je verrai de nouveau le soleil projeter ses derniers doux rayons lumineux sur les lacs de la vallée de l’Okanagan, ceux-là même qui ont bercé mon été et qui bercent encore mes souvenirs inoubliables.

 

Retrouvez mes aventures sur mon blog voyage Découverte Monde

Connectez-vous pour laisser un commentaire.

À LA UNE : l'article de decouvertemonde

À LIRE dans la tribune Immersion & Rencontres