Mes premiers pas en Asie : découvrir le Vietnam en commençant par Hanoi

Asie du Sud - Carte postale pays/villes

Publié le Tue Mar 03 03:01:42 CET 2015 par :

musicalex

Baroudeur, routard , ascendant Expat, séjour long

Rédacteur

La ville d’Hanoi. Un bouillonnement excessif de vie, ultra-concentré dans des petites ruelles. Les habitants semblent s’entasser les uns par-dessus les autres dans des endroits de plus en plus incongrus. Hanoi, magique pour ses Pho, ses fritures, sa frénésie mais cauchemardesque pour son chaos incessant et ses vendeurs harcelants.

Mes premiers pas en Asie : découvrir le Vietnam en commençant par Hanoi

Je suis donc partie en Asie pour la première fois de ma vie, à 27 ans. Six mois plus tôt, au brunch familial du Nouvel An, j’avais annoncé à mes parents que je prenais comme résolution cette année, de faire un gros vrai voyage à l’aventure. Je ne savais pas encore que cette promesse changerait pour toujours ma façon de me déplacer dans le monde.

 

Beaucoup de premières fois marquaient ce voyage : premiers pas en Asie, premier voyage en sac à dos et surtout premier voyage en amoureux.

Nous avions exactement 17 jours pour découvrir le Vietnam. C’est si peu pour un pays aussi diversifié. Mais en même temps, ça laissait du temps pour savourer plusieurs jours chaque endroit choisi. Nous avons commencé par le nord pour nous diriger tranquillement vers le sud.

Le Vietnam, c’est tout simplement, le pays le plus riche que je n’ai jamais visité et cette merveilleuse expérience a commencé par la capitale politique, Hanoi.

 

À l’aéroport, il vaut mieux ne pas être pressé ; les douaniers étudient le visage de chaque personne pendant au moins 2 minutes, avant de rendre le passeport; et le seul tapis roulant pour les bagages peut tomber en panne. Personne n’est venu nous rassurer pendant les 20 premières minutes. Première petite frayeur : celle de ne jamais retrouver ses effets personnels dans une ville sans centre commercial. Mais finalement, une dame annonça en vietnamien qu’ils étaient désolés du dérangement (enfin c’est ce que nous avons déduit puisque nous ne connaissions rien du vietnamien!) et le tapis roula à nouveau.

 

Ces minutes d’attente ont suffi à nous faire réaliser que nous étions bien au Vietnam; nos repères devaient être oubliés pour se mettre à l’heure asiatique. Le deuxième choc est venu lorsque nous sommes sortis de l’aéroport et qu’une horde de chauffeurs de véhicules en tout genre nous ont sauté dessus. Quelques heures auparavant, nous avions justement découvert dans notre cher guide Lonely Planet, que la moitié des chauffeurs sont des imposteurs et ne vous amèneraient jamais à l’hôtel choisi mais plutôt chez leur frère qui aura ouvert un faux hôtel du même nom que celui de votre premier choix. Tu peux en effet trouver quatre auberges nommées de la même manière, et trois « authentiques » agences de voyages dans le même quartier, dès qu’une critique favorable sera sortie dans un guide quelconque. Il est très facile de devenir paranoïaque, surtout que les appellations des rues changent constamment et que tout le monde semble si gentil et serviable.

 

40 minutes de taxi plus tard dans le taxi le moins douteux du groupe, nous voilà dans le cœur d’Hanoi.

 

La ville d’Hanoi. Un bouillonnement excessif de vie, ultra-concentré dans des petites ruelles. Les habitants semblent s’entasser les uns par-dessus les autres dans des endroits de plus en plus incongrus.

 

Les feux de circulation n’y existent pas. Il faut prendre son courage à deux mains et traverser en faisant confiance aux dizaines de motocyclistes qui filent vers toi. Et on ne s’y habitue jamais vraiment. Les gens se lèvent très tôt. À 6h, ils font tous déjà du tai-chi et du jogging autour du lac et les haut-parleurs dans les ruelles crient des messages de propagande. Nous nous sommes vite adaptés à leur horaire; il n’y avait pas trop le choix si nous voulions gouter la Pho au Pho Gia Truyen, la meilleure du pays mais ouverte uniquement de 6h à 9h. En effet, incroyable!

Le seul problème, c’est qu’après, toutes les autres soupes du voyage nous ont déçues.

Nous avons aussi mangé beaucoup de friture : des rouleaux frits, du tofu frit, des beignets de bœuf coco frits, des omelettes frites, du cat-fish frit, du pigeon frit… Nourriture du nord, dans un nord ou il fait en moyenne 45 degrés.

 

Hanoi, ça passe ou ça casse. Ça épate ou ça tape. Ça sidère ou ça dégoute. Ça réveille ou ça épuise. À prendre ou à laisser.

 

Mais boire un café vietnamien onctueux et glacé, assis sur un toit d’immeuble, à regarder de loin la frénésie de la ville, reste une expérience inoubliable; tout comme se perdre dans les dédales de ruelles sans fin en observant les couleurs des tissus magasins et en humant les odeurs des restaurants nomades, en essayant de pas trop se faire déranger par les vendeuses et les cireurs de chaussures harcelants.

 

De la ville, on peut rayonner dans plusieurs autres régions essentielles à visiter. On est cependant, obligé de toujours repasser par la capitale. D’où l’importance des agences de voyages, qui sans être obligatoires, peuvent aider à synchroniser les excursions pour ne perdre trop de journées en attente. Mais attention aux fausses agences!

 

Une fois sorti d’Hanoi, il est difficile d’y retourner. Les alentours sont si paisibles à côté de cette ville brutale. Nous avons fait deux excursions aux alentours : Halong Bay et Sapa. Deux univers radicalement différents. Deux paradis difficiles à départager.

 

À suivre dans le prochain article...

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