Et si … j’ouvrais un « cheese bar » à NYC !

États-Unis - Folles péripéties

Publié le Wed Sep 18 14:54:16 CEST 2013 par :

misstrip

Baroudeur, routard , ascendant Rando, trek, nature

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Pendant ce fameux voyage à New-York, nous ne sommes tombés qu’une seule fois dans un piège à bobos … mais quelle fois !! Un mal pour un bien, je suis repartie pleine de belles ambitions

Et si … j’ouvrais un « cheese bar » à NYC !

7 Juin 2012 – Quelque part le long de la High Line

Après une bonne journée de crapahutages de blocs en blocs, nous avions décidé d’aller faire un tour sur la High Line, histoire de profiter des couleurs du coucher de soleil.

Il est dix-neuf heures, l’heure de l’apéro ! Après une jolie balade, nous repérons une terrasse où se mêlent joyeusement les new-yorkais en costume trois pièces, les étudiants, les touristes... A cette heure de la journée, vu le monde, c’est « THE place to be ! »

L’ambiance est décontractée, de longues tables pliantes et des bancs sont entassés sur quelques mètres carrés, nous décidons de prendre place.

Une carte qui rappelle un peu la maison

Le serveur nous apporte la carte, et nous suggère d’accompagner notre boisson de petites frichtouilles comme du fromage (« local » s’empresse-t-il de nous préciser), des olives … Après un rapide coup d’œil, notre choix se porte sur deux verres de vin accompagnés d’une sorte d’assiette mixte.

A notre réponse, le serveur reconnaît que nous sommes français et nous fait une sorte de petit clin d’œil entendu, semblant nous indiquer que nous nous étions arrêtés à la bonne adresse, entre gens de bon goût, le repère des fins palais à quelques blocs à la ronde. Il faut bien avouer, que nous nous sommes sentis un peu flattés. On a beau dire ce qu’on veut, c’est TRES facile de brosser le français (et la française) dans le sens du poil, et à la moindre baisse de vigilance, ça fonctionne.

Une adresse qui rappelle Paris … en fait …

Le service commence par le vin, servi généreusement et très cérémonieusement dans nos verres depuis une brique alimentaire façon jus de fruit. Premier lever de sourcils en circonflexe.

Ensuite on nous apporte notre composition mixte : fromage et olives. Vu le prix sur la carte, nous nous attendions quand même à quelque chose d’un peu conséquent. La photo parle d’elle-même. Cinq olives se battent en duel à côté d’une ribambelle de tranches de baguette, le tout disposé de façon harmonieuse et poétique à côté d’une belle tranche de fromage industriel. Chute des sourcils et des zygomatiques.

Qu’espérions-nous ? Nous sommes pourtant habitués à éviter les adresses «pseudo branchouilles » où le client est pris pour une truffe. Paris déborde de pièges, cachés derrière de belles vitrines et de beaux concepts … un seul coup d’œil sur la carte nous permet en général de ne pas nous faire berner … J’ai honte de le dire mais rien que la situation (un superbe quartier réhabilité), le nom de l’enseigne (quelque chose comme « le terroir ») et l’ambiance faussement décontractée (le coup des bancs …) auraient du déclencher le signal d’alerte. Mais non. Nous avions vraiment envie d’y aller.

Quand je serai grande ...

Autour de nous, ça picore du bout des lèvres, et laisse fondre sur la langue les précieux grammes de cette pâte molle locale, la « cwème de la cwème », une vague ressemblance avec le Rouy, si vous connaissez.

Difficile de décrypter ce qui nous passe par la tête. En tout cas ça m’a donné l’envie de monter mon affaire.

Les américains sont de très bons vendeurs (la preuve avec cette généreuse assiette à 10 $), il faut dire qu’ils ont le sens du service et de « l’entertainment ». Quant à nous, les français, on fait quand même quelques trucs de l’espace comme le roquefort …Imaginez l’association des deux ! Je ne vois pas comment ça pourrait échouer.

Alors oui, j’irais bien ouvrir une « cheese guinguette » dans un des coins de Manhattan, avec une centaine de variétés de fromages sur la carte, servis en quantité généreuse histoire de faire éclater les papilles, dans un décor « bien frenchy », le tout à un prix raisonnable. L’ambiance et l’amour du goût rassureraient les clients qui se tailleraient des tranches de camembert au lait cru, de chabichou, de bûches cendrées. J’aurais une cave d’affinage vitrée qui donne sur la rue …

Pour Halloween, on dirait que je me déguiserais en fermière, et distribuerais des bonbons de Comté 18 mois. L’hiver je pourrais organiser une « raclette party » le mercredi et une « soirée fondue » le samedi. Au premier rayon du soleil, je ferais des paniers pique-nique fromagers pour les promeneurs de Central Park, et l’été je sillonnerais le pays à travers un food truck et deviendrais « The Queen of the cheese BBQ ».

Je m’y vois déjà.

Je vais de ce pas en parler à MisterTrip qui sera ravi de m’accompagner dans cette aventure. J’en suis certaine.

Et en me dites pas que ce projet ne franchira jamais la douane …  I WANT TO BELIEVE.

 

 

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- Expo photo : "Liberty Tour 2012"

- Article : "Attaque de papilles"

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