Faut-il se rendre au festival de théâtre de rue d’Aurillac ?

France - J'ai testé pour vous

Publié le Mon Aug 26 00:33:30 CEST 2013 par :

spicytrip

Baroudeur, routard , ascendant Rando, trek, nature

Vidéaste

Je vous propose ce petit article pour vous aider à vous décider à aller ou ne pas aller au Festival de théâtre de rue d'Aurillac. J'ai opté pour un exposé simple : les arguments "Contre" et les arguments "Pour". Faites votre choix !

Faut-il se rendre au festival de théâtre de rue d’Aurillac ?

Les arguments contre :

Le festival a lieu en Août : il fait donc chaud dans la ville, il fait sec et moite en même temps, vers 14h presque rien n’est agréable. Il y a beaucoup de monde, les poubelles sont pleines. C’est difficile de se garer voire impossible sauf si c’est moi qui conduit (mais je ne serai pas là). Alerte aux mauvaises odeurs par endroits ! On ne voit rien venir, elles arrivent, vous surprennent, et pourtant il y a bien un autre monde tout près d’ici : un parc naturel magnifique au milieu des volcans et des sources d’eau claire, bon dieu que faites-vous ici ?

 

Point culminant de votre balade « culturelle » : une savante danse en forme de slalom géant qui vous fait éviter des chiens et des punks qui titubent. Aurillac est simplement le plus grand rassemblement de punks à chiens au monde, l’élite du babacoolisme qui est passée à côté des valeurs cool des babas. Apogée de la « nihilisme attitude », un joint à la main et une 8/6 au bout de l’autre. Ambiance Freaks, cirque et club des monstres. Les punks à chiens défilent défoncés. Ils semblent imiter des mannequins moches d’un défilé Sonia Rykiel dans lequel toutes les filles marcheraient avec des talons en mousse. Persuadés d’être l’alternative de notre monde, les « no society, no money, no future » se retrouvent donc à Aurillac ! Mais pourquoi donc ? Puisqu’aucun d’eux ne semble proposer un quelconque spectacle. Aucune interaction avec les touristes, deux mondes se rencontrent mais n’interagissent pas.

Autres points négatifs : stop truffade, et disons le : les spectacles sont très inégaux. On a le droit à un mime assez nul déguisé en Charlie Chaplin approximatif qui alterne entre deux positions de bouches : « je suis étonné » / « je vais faire une bêtise ». J’ai vu un enfant de 4 ans bailler.

Une mention spéciale « bad trip » : les stands de bijoux home made des punks à chien (encore eux !!) : c’est vraiment moche ! On y trouve des bracelets de perles en plastique abîmées sans intérêt avec des couleurs qui n’ont rien à voir ensemble et de tailles différentes, le tout assemblé par un moyen intelligent qui permet d’accrocher votre bracelet : un nœud ! Merci les gars.

 

Les arguments pour :

Des spectacles variés, certains sont très surprenants, voire excellents. Ce qu’on préfère voir, ce sont ces troupes de théâtre composées d’une dizaine de comédiens ou plus qui offrent un spectacle explosif. Certains spectacles prennent la forme d’un tour de chant collectif entrainant avec une mise en scène originale. Les comédiens alternent entre chansons décalées, d’actualité ou engagées, les enfants et les adultes rient ensemble. D’autres compagnies offrent un vrai spectacle de rue genre « ambiance de la révolution », costumes impeccables. Ca crie, ça chante, ça joue, les émotions sont au rendez-vous et les réactions du public synchrones. Le cercle d’une centaine de personnes autour de la troupe en action forme un poumon dans la ville : effet de surprise, puis on rigole, on respire fort, on est suspendu, on rit à nouveau, et on repart de plus belle avec les comédiens en chantant presque avec eux.

Quelques marionnettes géantes font penser à la compagnie Royal Deluxe, d’autres personnages sur échasses attirent votre attention, quelques comédiens costumés hors du temps alpaguent certains touristes pour promouvoir leur spectacle. Parfois ça va vite. Le Loup Garock fonce sur vous à moto, 2 mètres d’envergure, vous fait peur, vous fait rire, vous impressionne. On profite quelques secondes et on rebondit sur autre chose, une étrange sensation d’être dépassé par les évènements et que tout ça est fait pour vous surprendre. Où sont les caméras ?

Vous découvrez d’autres inclassables qui vous font parfois réfléchir. Je pense à l’ « homme et sa baudruche », un spectacle mettant en scène un homme vêtu de jaune et qui marche comme Golum, il est accompagné de son ballon. Une empreinte visuelle qui reste gravée. Humm, un rapport intriguant, mais qu’est-ce que cela signifie ? Le gars est sorti tout droit d’un film de Tim Burton ou de Michel Gondry. Sa femme le suit à quelques mètres et distribue des tracts pour son show qui a lieu à 16h, elle s’adresse aux gens hallucinés en voyant ce type et précise : « venez, vous allez vous marrer », on veut bien la croire.

Une fanfare (peut-être anglo-saxonne) allume le feu sur la rue principale, les gens battent du pied, quelques têtes sortent des bistros, c’est la fête, les mômes dansent, des échanges de regards avec des inconnus vous font penser que ces très bons moments sont partagés.

Au bout, c’est à dire au bout de la rue à droite quand on vient de la pharmacie, il y a une place dans laquelle la buvette officielle du spectacle s’est installée. Il y a de l’ombre, quelques stands pour manger et boire. Menu : jambon-truffade, saucisse-truffade, ou tout simplement une truffade. Plus frais et équilibré, préférez la boulangerie au coin et installez-vous sur les petits espaces prévus pour faire une pause. C’est reposant et ça permet de faire un break avec l’agitation omniprésente du festival. On revit un peu tout ce qu’on a vu. Info intéressante : c’est un « stop bébé » avec une crèche. L’occasion de faire chauffer un petit pot, de changer la couche ou de profiter d’un lit pour la sieste. Tout le monde n’a pas un chien…

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pilette, le Mon Aug 26 16:18:29 CEST 2013 Et moi je réponds OUI pour une bonne truffade.
mistymel, le Mon Aug 26 14:41:28 CEST 2013 moi je réponds OUI parce que j'ai pas envie de me mettre la communauté des punks (et des chiens) sur le dos.

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