Le chant des baleines

Argentine - À faire une fois dans sa vie

Publié le Mon Jan 30 21:40:44 CET 2012 par :

mesbrouffe

Baroudeur, routard , ascendant Rando, trek, nature

Promeneur en sandales

Marcher. Rêver. Entendre chanter. Ne rien oublier.

Le chant des baleines
L'Argentine, c'est grand. Non, c'est immense.
Aller d'un point A à un point B revient souvent à faire 24H de traversée de pampa dans un bus semicama. Atteindre Puerto Piramides, c'est donc cela. Atterrir à Buenos Aires, rejoindre ses amis, se rendre au terminal de bus et monter dans le premier qui va globalement vers le sud.

Bien sûr, en 24h, on en fait des choses.

On commence son carnet de voyages, on s'extasie devant les plateaux repas, on goûte pour la première fois au dulce de leche, on regarde les bons films dont nous régale la compagnie de bus et on dort. On dort parce qu'on est bien installé. Mais on ne dort plus quand on est réveillé par un ami qui nous dit d'un air pressé "regarde, là !". On secoue alors bien fort sa tête pour profiter de l'événement exceptionnel, on se dresse sur son siège et on cherche ce qu'il y a à voir. Sauf qu'il n'y a rien.
Enfin si, de la PAMPA.
On en avait rêvé, elle est là. Une végétation au nom rigolo mais sans grand intérêt, une plaine immense qui s'étend sur des centaines de milliers de kilomètres carrés.
Et puis on arrive à Puerto Madryn, dans la province de Chubut, en Patagonie, la dernière ville du territoire avant la fameuse péninsule Valdés. On va voir une association qui soigne la faune locale, on dit qu'on veut s'y rendre, on remonte dans un bus, plus modeste, on aperçoit Puerto Piramides, on se croit arrivé. Mais ici, les gardiens veillent et ils sont armés. Le braconnage, on n'aime pas ça sur la péninsule. L'UNESCO non plus, depuis qu'il l'a intégrée à la liste de ses petits protégés. Et on le comprend après avoir croisé de nombreux nandous, une centaine de maras, quelques troupeaux de guanacos, une quinzaine d'éléphants de mer et un manchot isolé. Ce serait dommage.

Alors on monte sur une petite embarcation, on a à nouveau 4 ans en observant ces immenses baleines qui aiment à nous montrer leur tête à gauche du bateau tandis que leur queue est encore visible à droite. On rejoint la terre, on marche sur l'énorme route qui fait le tour de la péninsule et où il peut s'écouler plusieurs heures sans qu'aucune voiture ne passe. Il fait bon et on marche, on atteint une dune. On se croit sur Tatooine et on avance, admirant la trace que nos pas laissent derrière nous.
Le soleil se couche tôt, on se rapproche du rivage, on reste en hauteur pour planter la tente et profiter du ciel rougeoyant qui côtoie la plage. La température chute de 5 degrés. Puis 10. Puis 15. On s'entasse à 3 dans notre tente 2 places. On commence les grandes discussions du soir en se calant sur le roulis des vagues.

Et là, on l'entend.
Comme un cri.
Comme une plainte.
Comme un chant.
C'est parti pour le concert et on est aux premières loges.
Merci pour la berceuse.
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annick, le Fri Aug 09 19:00:43 CEST 2013 Un jour sûrement....

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